On peut acheter une part à 100 euros

Article écrit par Marie-Charlotte Perrier et Aurélie Massait Publié dans Franceinfo le 16/10/2024 à 06h15

« On peut acheter une part à 100 euros » : quand des citoyens se regroupent pour acheter des forêts

En France, de plus en plus de citoyens décident de se regrouper pour acheter collectivement des parcelles de forêts, et sortir des logiques marchandes. Les membres de groupements forestiers citoyens et écologiques (GFCE) ont organisé leur rencontre annuelle dans le Vercors, pour s’inspirer de ce qui se fait dans les Alpes.

Autrefois, les forêts étaient forcément domaniales, publiques ou privées. Mais depuis quelques années, elles deviennent aussi la propriété de groupements de citoyens.

Mi-octobre, les membres de plusieurs sociétés civiles forestières se sont retrouvés dans le Vercors pour partager leurs expériences lors de leur rencontre annuelle. Tous ont acquis des parcelles boisées avec d’autres particuliers dans différentes régions de France.

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Pourquoi les Français s’attachent aux arbres

Par Perrine Mouterde Publié dans Le Monde le 06 octobre 2024 à 06h00, modifié le 06 octobre 2024 à 18h19

En forêt comme en ville, pourquoi les Français s’attachent aux arbres

Partout sur le territoire, des citoyens s’opposent à l’abattage de platanes ou de chênes près de chez eux. Un symptôme de l’inquiétude grandissante face à la dégradation de l’environnement.

A première vue, elle n’a pas la tête de l’emploi. Françoise Sistel, 66 ans, est une retraitée fluette aux cheveux gris venue chercher le calme à Provins, en Seine-et-Marne. Si la catastrophe climatique et l’effondrement de la biodiversité suscitent chez elle frayeur et culpabilité, elle n’a jamais participé à une mobilisation, ni rejoint d’organisation. Aujourd’hui, pourtant, cette ancienne policière n’exclut pas de s’enchaîner à l’un des arbres de sa ville. « Vous imaginez l’impact que ça aurait en termes d’image ? Je suis une vieille femme frêle… Ils m’ont réveillée, maintenant je ne vais plus me rendormir », dit-elle de sa voix calme…

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Canopée, l’association qui dérange les forestiers

Par Perrine Mouterde Publié dans Le Monde le 30 septembre 2024 à 15h30, modifié le 01 octobre 2024 à 12h12

Canopée, l’association qui dérange les forestiers, dans le viseur du secteur

L’interprofession France Bois Forêt conteste l’agrément octroyé à cette organisation au titre de la protection de l’environnement. Une démarche inédite révélatrice des tensions sur le sujet de la gestion forestière en France.

« Quoi ? ! Ça, c’est à peu près la tête que je viens de faire en découvrant ce courrier qu’un huissier de justice a déposé au bureau de Canopée. » Dans une vidéo diffusée à la mi-septembre, Bruno Doucet, chargé de campagne de Canopée forêts vivantes, décrit la nouvelle plainte visant l’association. Le conflit qui l’oppose à une partie des entreprises du secteur forestier vient de franchir une nouvelle étape : l’interprofession France Bois Forêt et douze organisations réclament l’annulation de l’agrément octroyé par le ministère de la transition écologique à Canopée, en décembre 2023, au titre de la protection de l’environnement….

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L’été, il fait quasiment 40 degrés dans la chambre

de plus en plus de Français souffrent de vivre dans des « logements bouilloires »

Willy Moreau Publié sur Franceinfo le 22/08/2024 09:34 Mis à jour le 22/08/2024 10:09

Plus de la moitié des Français ont eu trop chaud chez eux l’année dernière. Franceinfo a recueilli les témoignages de plusieurs d’entre eux.

Logements mal isolés, villes mal adaptées et vagues de chaleur plus fréquentes… Près de 55% des Français ont déclaré avoir souffert de la chaleur dans leur logement pendant au moins 24 heures en 2023. Ce phénomène des « logements bouilloires » est pointé dans le dernier rapport de la Fondation Abbé Pierre, rendu public mercredi 21 août. La fondation appelle les pouvoirs publics à se saisir de ce problème qui s’aggrave au fil des années

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Les plus précaires parmi les plus touchés …

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L’inadaptation climatique menace les droits fondamentaux

Dans un rapport publié lundi 15 juillet, l’ONG Oxfam dénonce la « grande improvisation » face au dérèglement climatique.

A l’heure où une nouvelle Assemblée nationale se forme et qu’un nouveau gouvernement se dessine, Oxfam France publie une étude inédite sur les politiques d’adaptation de la France au changement climatique. Les conclusions sont claires : les pouvoirs publics n’anticipent pas assez les politiques et les investissements nécessaires à l’adaptation et ne protègent à ce jour pas les citoyennes et citoyens face aux conséquences du changement climatique.

Oxfam révèle ainsi que plus de la moitié des droits humains est menacée en France du fait de l’improvisation des pouvoirs publics en matière d’adaptation et en l’absence de politique globale ambitieuse.

Résumé

Rapport

La température moyenne de l’Hexagone sera 3,8 °C supérieure à celle du début du XXe siècle d’ici 2100, révèle la revue Earth System Dynamics.

En France, le réchauffement climatique pourrait être pire que…

Article de Pauline Brault publié le 18 oct. 2022 à 18:40 dans Le HuffPost

Si nous ne réduisons pas nos émissions de CO2, la France se réchauffera de +3,8 °C d’ici à 2100 par rapport au début du XXe siècle.

ENVIRONNEMENT – L’été 2100 sera insoutenable. Alors que nous avons pris la mesure du changement climatique avec la sécheresse et la canicule estivales, une nouvelle étude publiée le 4 octobre dans la revue Earth System Dynamics révèle que le réchauffement climatique en France risque d’être 50 % plus intense que ce que l’on pensait…..


Victime des sécheresses successives, le pin sylvestre est en souffrance dans le Briançonnais, L’Argentiérois et le Veynois. Photo Frédéric Tuilliere

Le dépérissement du pin sylvestre inquiète les spécialistes

Dans les forêts des Alpes du sud, le dépérissement de l’espèce devient visible et inquiète les spécialistes

Article de Yoann GAVOILLE publié le 11 oct. 2022 à 19:00 dans Le Dauphiné Libéré

Victime des sécheresses successives, le pin sylvestre est en souffrance dans le Briançonnais, L’Argentiérois et le Veynois. Photo Frédéric Tuilliere

Il a fait beau, il a fait chaud, cet été. Et la forêt a morflé. Surtout le pin sylvestre, guère résistant quand le mercure s’élève trop haut et que l’eau se raréfie trop longtemps. « Nous avons constaté un dépérissement de cette espèce sur plusieurs centaines d’hectares dans le Briançonnais, L’Argentiérois, le Veynois », indique Marc Petiteau de la Direction départementale des territoires (DDT) à la préfecture des Hautes-Alpes….


Plusieurs centaines d’arbres dont des chênes centenaires risquent d’être impactés par les travaux pour prolonger la ligne 1 du métro

Des chênes centenaires menacés

Prolongement de la ligne 1 du métro à Vincennes

Video-Article de Adèlia Paolillo publié dans le Parisien le 11 septembre 2022 à 19h05, modifié le 11 septembre 2022 à 19h51

Plusieurs associations de défense de l’environnement ont appelé à se mobiliser contre le projet de couper des centaines d’arbres du bois de Vincennes pour prolonger la ligne 1 du métro. Près de deux cents manifestants ont répondu à l’appel et se sont réunis le 10 septembre dans le bois pour protester contre cette catastrophe écologique…


HUGO CLEMENT

« Végétalisation des villes : gare aux arnaques ! »

Interview de Hugot Clement sur France Inter le 31 Aout dans l’emission en toute subjectivité

 HUGO CLEMENT

Il y a des centaines d’exemples partout en France ou les élus se permettent de couper des arbres pour des motifs les plus futiles.

“Mais on les remplace ces arbres coupés”, c’est l’argument magique des élus, dans presque tous les cas ils nous disent : Certe on coupe des arbres mais on en plante ailleurs.

Sauf que cet argument est une arnaque selon Francis Hallé, 84 ans,  célèbre botaniste et biologiste, pour qui la coupe d’un arbre mature n’est jamais compensée par la plantation de jeunes arbres.

L’explication tient au fait que, pour la photosynthèse , qui permet le captage du CO2 et la production d’oxygène , ce n’est pas le nombre d’arbres qui compte , mais le nombre de feuilles et la taille des racines. 

Pour compenser la coupe d’un seul vieil arbre, avec ses innombrables feuilles, il faudrait planter des dizaines , voir des centaines de jeunes arbres, tout en s’assurant qu’ils survivent, ce qui est loin d’être gagné car, contrairement à leurs aînés , les jeunes pousses ont besoin de beaucoup de soins et de beaucoup d’arrosage.

Même si ces jeunes arbres arrivent à survivre, il faudra attendre des décennies pour qu’ils fournissent à nouveau l’ombre et la fraîcheur des grands spécimens tronçonnés, et avec le changement climatique qui s’emballe, on n’a pas le luxe d’attendre des décennies.

Pour résumer: Planter c’est bien , ne pas couper c’est mieux et c’est Urgent


A Orléans (Loiret), les riverains du quartier Saint-Marceau s'étaient mobilisés pour sauver des tilleuls centenaires de la place Domrémy que la municipalité envisageait d'abattre pour réaménager l'espace. DR

Les tilleuls refleuriront à Orléans

la mairie a renoncé à son projet d’abattre les arbres de la place Domrémy

Article de Stéphane Frachet publié le 2 septembre 2022 à 10h31 dans le Parisien

Les riverains de la place Domrémy à Orléans ont fini par être entendus. Sept des neuf tilleuls centenaires vont échapper in extremis à la tronçonneuse. Mais la place sera quand même réaménagée.*

« La plupart des arbres sont conservés, mais on garde l’idée d’aménager et d’embellir cette place », prévient d’emblée Serge Grouard, maire (LR) d’Orléans (Loiret), qui a suspendu le projet d’aménagement de la place Domrémy